Publié par : arciense le : 13 novembre 2009
Les murs du cœur doivent jongler avec les échos des mélodies avant que l’audition y ait accès.
Une chanson peut déclencher en moi ce que nulle autre peut provoquer.
Tous mes sens curieux partent à la conquête des sens glissés entre les lignes.
Avec Natasha Bedingfield , la guitare n’est pas classique, et les courts-circuits sont des assassins. Fredonner? Non.
Que les notes me dévorent ,et m’écrasent entre leurs mâchoires si c’est le prix à payer !
Aucune seconde ne s’échappa au démon de la musique qui , usant de quelque sortilège maléfique , planta en moi ses lubies et mouva mon corps fou.
“Unwritten” gonfle les ambitions juvéniles avec un gaz optimiste et met le feu aux regards pusillanimes.
Une envie de faire l’impossible, de déshabiller les craintes les plus tenaces se traduit par la musicalité autant que par les mots.
Publié par : arciense le : 11 novembre 2009
Le Mercredi 11 Novembre 2009
Je calculais Δ (Delta) d’une équation lassante à 9 heures 50 minutes quand la fille rappela :”Le devoir surveillé de Physique est dans 10 minutes“
Ses mots flottèrent dans l’air et frappèrent à la porte de la guerre.
Qu’importe de trouver la solution. Le stylo me glissa entre les mains et tomba embrassant le sol.
Les nœuds de mes entrailles entremêlés se dédoublaient, pour que la douleur abdominale que génère leur bataille se multiplie par k.
Qu’allais-je faire? Que devrais-je faire? Que puis-je faire?
Ne point comprendre. Ne point lutter.
Atterrée, mon rôle était de regarder les yeux bien ouverts et les mains bien croisées une contenance se diviser par k pour s’anéantir inéluctablement.
Les relations physiques que couvait ma cervelle se déchaînaient, assassinaient la logique bien tracée et dansaient autour de sa tombe avec ferveur, fourvoyant librement les calculs.
La rage que générait leur désinvolture criminelle en moi ressemblait à celle des rois trébuchants dont le trône s’envolait et dont la fin devait être couronnée par la guillotine du 21 Janvier 1793.
L’effroi n’a guère froid aux yeux et joua de moi comme on joue d’une marionnette.
Aussitôt, la pauvre fut dévorée toute crue par l’horreur accrue.
Publié par : arciense le : 7 novembre 2009
Les yeux de Ricky rougirent sous l’effet immédiat de la question
- ” Je ne veux pas en parler, c’est personnel ” répondit-il , en élevant le ton.
- “ Plus personnel que ce qu’on vient de faire?” rétorqua la fille, plongeant son regard dans le sien.
- “ Oui , beaucoup plus personnel que ça ! ” cria-t- il , quand la salive jaillissait de sa bouche.
- ” Parle-moi. Ne t’en va pas. Parle moi, je t’en supplie, tu peux tout me dire!” le sollicitait Andrea.
- “ Non, je ne peux pas. ” se contenta -t-il de répondre, les yeux mouillés.
- ” Tu peux si tu le veux , tu me connais bien Ricky , tu sais que je ne le dirais à personne“.
- “Non, je ne te connais pas , et tu ne sais rien sur moi ! ” maugréa sa bouche grimaçante.
- ” Je veux te connaître. ” lança-elle gravement.
Ces mots mirent le pauvre garçon hors de lui-même, il était prêt maintenant à libérer le cumul moisissant qui l’habitait depuis longtemps.
” Es-tu bien sur que tu veux me connaitre? Tu saura tout alors.” marmonna sa voix rauque.
Il s’interrompit puis hurla brusquement: “Tu saura tout ! “
Andrea prolongeait son regard dans le sien.
Ricky Underwood était sur le point de dévoiler l’un de ses secrets les plus intimes, les plus “darks” et les plus scabreux.
” La vrai raison pour laquelle je vis ici n’est pas parce que mon père nous battait ma mère et moi. Oh non, ce n’est pas parce que mes parents étaient des dépendants de drogue” dit-il narquoisement
“C’est parce que mon père ! Oui, mon propre père après avoir plongé dans des nuages de cannabis venait la nuit dans ma chambre pour m’apprendre une petite leçon“
Le garçon voyait rouge, les souvenirs lui revenaient pour l’étrangler.
Il lâcha ” Oui! Il appelait cela une petite leçon. Il fallait comprendre disait-il, comprendre combien difficile il était d’être un homme dans ce monde “
Les âpretés de naguère dormaient paisiblement si longtemps dans son esprit meurtri. Maintenant, il fallait qu’elles se réveillèrent pour le posséder.
Ricky hors de lui même commença :
“Il m’abusait Andrea ! Chaque nuit, je priais Dieu qu’il ne vienne pas pour me donner ses petites leçons. Les nuits se succédaient et les leçons me brisaient.”
La mémoire de Ricky lui jetait les images qu’il avait pensé avoir oublié. Des images pleines de peine dévorante. Il acheva d’une voix à peine audible :
“Quand je ne pouvais plus supporter, quand la mort et la vie parurent semblables a mes yeux. Je le dénonçai et l’homme entra en prison.“
La fille était décontenancé et ne sût quoi dire. Elle finit par balbutier dans les larmes: “Je suis désolée“
Publié par : arciense le : 31 octobre 2009
Le scandale naquit en Mexique et anima l’été de 2009
Ce fut l’une des catastrophes dont la cause était microscopique : Le virus de la grippe porcine
La maladie est contagieuse et le virus se multiplie.Les coeurs tramblent et les médias sont excités.
Le mot H1N1 est partout, résonne dans les radios et les télévisions , figure dans les journaux et les magazines et fait l’objet des débats médicaux et des balivernes erronées
Comment expliquer la cacophonie terrestre?La réponse est simple : La peur. La peur du péril.
L’humain cherche instinctivement depuis sa naissance à couver le plus cher trésor qu’il puisse posséder: sa survie. Il n’y a pas pour lui de plus execrable que la mort
On disait que mon lycée était atteint, je n’y croyais pas un mot.
Le doute effleura mes pensées et la certitude finit par envahir mes cheminements quand on en parla dans le journal télévisé.
Mes yeux fronçaient les sourcils et s’exorbitaient au dessus d’une bouche ouverte qui se desséchait.
Mes amis sont peut être atteints? Quelques larmes coulèrent sur mes joues haves
Je ne voulais pas les perdre. Je les aime.
Publié par : arciense le : 27 octobre 2009
Ne serais-tu pas résolu à dissimuler : Peur-Mélancolie-Haine-Amour-Joie-Larmes…. ?
Surtout les cris assourdissants que la vie t’invente puis t’oblige à les écouter ,oui, ceux qui viennent de ces profondeurs inconnues ?
Involontairement peut être, tu les nies et les ignores : “Non, je ne l’aime pas” ou bien tu te décide “Non, je ne pleurerai pas” . Toi et moi sachons que nous deux souffrons, cachons et mentons.
Prêts à faire l’impossible pour que personne n’écoute ces cris, et pénètre là ou les secrets sont enterrées, ou les faiblesses sont dévoilées, et ou les souvenirs sont autopsiés , pour que nul ne sache le pourquoi du comment.
Moi, je sais, je sais que c’est l’émotion. Nous tous savons que ce n’est rien d’autre que l’émotion.
Elle fabrique ma faiblesse, ma force ; mon extase , et ma tombe pour me hanter : Une expansion soudaine, incontrolée et renforcée avec les secondes.
Sans le ressentir, sans le vouloir, ces raisonnements si étudiés s’envolent comme le font les oiseaux lors la venue de l’hiver
Et , sans frapper à la porte , elle surgit mystérieusement de nullepart,et s’empare du trône. Désormais, l’émotion est la REINE. Régner mes actes- Maîtriser mes opinions, mes reflexions – Décider de mon sort et mes désirs
Pire, faire partie de moi, de ce que j’étais, de ce que je suis et de ce que je serai.
Crois moi, déclarer la guerre a une partie de toi n’est pas une mince affaire.
Esclave, trace un sourire menteur et ose défier la reine, vous deux savent qui sera le gagnant dans l’eternelle guerre
Publié par : arciense le : 27 octobre 2009
Je n’avais que 5 ans quand ma mère m’emmena pour faire la Ziara.
L’une de mes mains serrait la sienne fermement , l’autre tenait une bougie qui servait je ne sais à quoi.
Une fois les yeux posés sur l’endroit, une sensation étrange me parcourut ” Je n’ai jamais vu un lieu pareil ” marmonnai-je, intriguée.
L’intérieur était privé de lumière, je compris alors à quoi servait la bougie.
Le noir suscita en moi une angoisse point fugitive , amplifiée par des sons aigus dont la source m’était invisible et un tourbillon de questions s’empara de moi “Ou suis-je?” “Que diable va-t-il se passer?” “Va-t-elle m’abondonner ici ?”
Mon imagination s’envolait librement et visualisiat les esprits démoniaques se promenant dans la salle nuageuse.
Les yeux exorbités de frayeur , je remarquai que la bougie tremblait puis m’aperçut que tout mon corps flageolait dans l’obscurtié sempiternelle où je penetrais.
Enfin, nous nous assîmes par terre. Je dévisageais ma mère qui se livrait à un de ses rituels incompréhensibles. Elle me demanda d’un ton grave ” Récite du coran, ma fille”. Je ne me le fis pas dire deux fois : Ma voix étranglée envoyait les versets se perdre dans les ténèbres.
Les minutes s’écoulèrent.
Soudain, des hurlements inextinguibles sortirent des profondeurs inconnues et se répandirent, déclanchant en moi une sensation d’insécurité qui glaça mes veines.
Des proférations retentissaient avec véhémence, trempées dans la colère, et noyées dans le malheur sordide
Ma mère se leva brusquement, m’enveloppa dans ses bras et s’enfuit ,sa bougie était tombée par terre , je ne voulais pas me débarasser de la mienne. Dans ma bougie, je voyais la vie.
Mon regard ne lâchait pas la flamme et le coeur ! ô le coeur ne tardait pas de se débattre en hurlant, de danser macabrement, enivré par l’odeur de la mort.
“Mais d’où viennent ces cris? ” m’interrogeai-je , haletante.
Les cordes vocales continuait à dégager une sorte de rage diabolique, semblable à celle que libère l’orage lors des nuits de tempêtes meurtrières et je continuais à courir avec acharnement.
Je voulais m’échapper de cette horreur qui me traquait pour m’arracher le reste d’hardiesse dont se permettait de jouir mon corps chétif
Quoique je parle, quels que soient les épithètes attribués , je doute qu’ils soient capables de traduire la puissance dévastatrice de cette traumatisation cuisante, de communiquer l’épouvante petrifiant gravé irrévocablement.
Je fais la Ziara dans plusieurs de mes cauchemars.
Ceux-ci ne manquent pas de déformer les faits mais la terreur est toujours là.
Publié par : arciense le : 26 octobre 2009
Elle portait une très belle robe longue, ornée de fleurs marrons et bleus mais dissimulé en partie par un tablier blanc mis pour accomplir son devoir, celui semblable au devoirs de milliers de femmes débordantes d’amour pour leurs enfnts et leur foyer.
Aujourd’hui, elle ammena avec elle avait ammené avec elle un poulet égorgé et voulait le cuisiner. Moi, je n’avais pas cours et elle ne manqua pas de m’appeler d’un air anodin ” Tu m’aides à vider le poulet, veux-tu ?” Ce n’était pas de mes habitudes de dire Non , alors je dissimulai mon écoeurement et rétorquai : ” Oui bien sur. Pas de problème”
Il était presque midi, et le soleil brillait, une vague sensation de chaleur me parcourait le corps, une sensation qui s’intensifia à mon contact tactile avec la chair de l’animal égorgé , tendu devant moi sans tête ni pattes . Il fallait l’immobiliser entre les mains pour qu’il ne glisse pas tandis qu’elle opérait , l’air de rien.Il m’était difficile de glacer les traits de mon visage dont la pâleur croissait , je me contentais de froncer les sourcils.
La situation me rappelait l’un des films d’horreur qui s’appelait “Babysitter wanted”
Je revis alors le petit garçon utiliser une fourchette pour manger de la viande humaine pour la macher inlassablement.
Le procédé culinaire comprenait plusieurs étapes bien entendu. La pire de tous était celle ou il fallait arracher les viscère du mort , un spectacle affreux. La totalité de mon corps connut un secouement vif de décontenance
Troublée, j’avalais ma salive pour chasser l’apreté de ma gorge et éternéliser mon regard sur le cadavre. “J’achève la vie achevée” pensai-je.
Toutes ces mannifestations se cachaient soigneusement dans une conversation des plus ordinaires avec ma mère.
Publié par : arciense le : 25 octobre 2009
Monsieur le directeur ne travaillait plus dans mon établissement depuis l’année 2009.
La nouvelle provoqua un tumulte qui ravagea toute l’école, et des vociférations se firent entendre. Les élèves questionnaient, discutaient, et se lamentaient . Les plus grands d’entre eux voulaient faire signer des pétitions dans l’espoir qu’il revienne….
Bref, une ambiance de désarroi régnait dans le lycée, il était parti.
Quand il le fit , l’attachement que j’avais à cet endroit disparut car il a perdu l’un des piliers de sa définition et de sa raison d’être ,la raison qui me poussait à y être attaché et croire en sa magnificence.
Les empreintes que les souvenirs de Monsieur le directeur sont gardés , ne s’effaceront jamais, j’espère. Car c’était une personne que j’apréciais fortement.
Sa maigreur squelettique et sa petitesse de sa taille s’opposaient à une autorité géante, et ses
regards étaient pleins d’intelligence, brillaient d’assurance et de confiance et couvaient ses élèves d’une sécurité rare.
A sa vue, mon coeur se serrait inexplicablement,et l’effroi me parcourait le corps et hérissait mes poils
Il chapitrait intarissablement , surveillait et reprochait, punissait et blâmait mais surtout aimait ses élèves , les connaissaient et les comprenaient..
Son affection pour eux était une affection parentale qui justifiait ses réprimandes nobles.
J’espère que je le reverrai un jour, Monseur le directeur.
Publié par : arciense le : 23 octobre 2009
Des lettres gravées sur sa tombe disaient qu’elle s’appelait Sarah Boyekwich.
Sa tombe n’est pas la seule preuve de son antérieure existence, Benjamin l’est aussi.
Les vicissitudes de ce pauvre adolescent se montraient parfois inexorablement mouvementées, et c’est pour cette raison qu’il vint aujourd’hui, rendre visite à sa mère.
Les yeux rivés sur son nom , son esprit connecté à une sorte d’illusion, il concentrait ses efforts pour imaginer la défunte et pouvoir lui vider l’utile et le futile avec empressement et passion.
L’orphelin montra à la tombe la photo de sa bien-aimée et prononça : “Elle est très belle”.
C’est ainsi que fut commencé la longue tirade qui n’était pas prête d’être achevée.
Il ne choisissait pas les mots pour les peser, mais les lâchait dans l’air, se convaincant qu’ils ne se dispersaient pas vainement.
Sans laisser une minute au silence pour s’installer , le garçon s’empressait d’arracher des faits insignifiants d’ici et là pour en faire des tragédies et les marquer d’intonations.
Son monologue était emprisonné dans une certaine artificialité et un malaise dissimulé , il s’efforçait alors d’émouvoir ses traits absurdement tel un acteur débutant ….
Les heures passaient , Benjamin parlait , tandis que le marbre restait immobile éteignant toute lueur d’espoir et mettant fin à cette improvisation médiocre. Exténué, Benjamin s’en alla , la tête baissée
Publié par : arciense le : 19 octobre 2009
Ce souvenir est fondu dans la masse des événements passés et continue à fondre jusqu’à disparaître . Si c’est le cas, tant mieux. Car ce fut l’un de ces souvenirs d’enfance où , à chaque fois revu et mâché , le cœur tressaillit puis envoie une douleur aux entrailles de l’estomac , fabrique une amertume après que l’humiliation passée soit revécu.
Comme chaque Samedi, nous allions ma famille et moi au supermarché pour faire les courses. En sortant , mes parents s’affairaient à mettre les comestibles dans le coffre tandis que je rôdais sans rien à faire. Ma mère me jeta un regard prompt et prononça sans me regarder : ” Tu peux remettre le cadis à sa place? ” .
Je répondis par un silence qui parla longuement.
Alors mon père continua: ” Tu es grande maintenant , tu peux le faire.” Et ma mère pointa son doigt vers une endroit très loin et ajouta ” Ce n’est pas loin, ne t’inquiète pas ” . Troublée, je ne voulais par les décevoir.
La règle sacrée de naguère ,et que je ne la violai jamais stipulait : Ne jamais les décevoir .
Je pris le cadis avec mes petites mains tremblantes et le poussait de toutes mes forces vers l’endroit indiqué par ma mère. Je fus soulagé de trouver dans l’endroit “lointain” une file indienne de cadis et plaçai le mien, fièrement. Hélas, le soulagement ne dura pas longtemps car j’étais complètement égarée . “Mais où est le chemin de retour?” pensai-je, alarmée .
Déconcertée, j’envoyai d’innombrables regards circonspects . Le parking paraissait tellement vaste et vide , et moi si petite.
Je m’empourprai et m’avançai , indécise, de quelques pas irréguliers dans une direction, puis dans une autre
Soudain, les larmes me montèrent aux yeux , je courrais , dans un sens et me retournais pour courir dans l’autre, l’air obtue, j’étais exaspéré et répétai: “Pourvu que je les trouve” ..
Plus les minutes avançaient, plus mes espoirs s’éteignaient .. Je continuai à pleurer, gémir, courir ,et réfléchir à la liste des possiblités qui s’offrait devant moi .
Je m’arrêtai, immobile et tranchai “Ils m’ont quittée”.
Les larmes ne sortaient plus. L’estomac noué , je devins blême, une expression d’épouvante se figea sur mon visage et ne le quitta plus . Au moment où j’envisageai les tournures que prendront les choses une fois que je serai à la rue , j’aperçus mon père . C’est à ce moment là que je me sentais revivre, que je sentais le sang couler dans mes veines et sentais l’amour que j’éprouvais pour mes parents
Mon père , en me voyant , dit d’un air anodin “On t’a cherché partout , ta maman et moi…” .
Je l’interrompis aussitôt : ” C’est vrai? Je suis désolée, je voulais juste faire un tour “.
Mon père n’était pas dupe pour coire un aussi gros mensonge et lança , les yeux pleins d’intelligence , “Tu t’es perdue, Avoue-le ! Ca ne fait rien tu sais , ça arrive à tout le monde .” Empourpré de honte, je répliquai , fermement: Je t’ai dit que je voulais faire un tour”